Réception du panier de fruits au garage du Collège ä Marin, Neuchâtel. [RTS]

Vos légumes par abonnement: une bonne affaire?

L'émission du 23 septembre 2014

On compte 80 coopératives et autres associations qui offrent des abonnements "paniers de légumes" en Suisse romande. Leur but, proposer des fruits et légumes de saison et de la région et contourner le circuit de la grande distribution. Mais que trouve-t-on dans ces paniers et à quel prix?

Les paniers de légumes traditionnels

L'agriculture contractuelle de proximité. [RTS]La philosophie de ces offres était au départ de contourner la grande distribution, en offrant directement au consommateur des produits de sa région, cultivés dans le respect de l'environnement et des agriculteurs. A Genève, les "Potagers de Gaïa" ont vu le jour en 2007. Trois amis y exploitent deux hectares de terres maraîchères en suivant les préceptes de la "biodynamie". Une méthode de culture qui bannit les produits chimiques et calque ses rythmes sur le calendrier lunaire.

Les clients souscrivent un abonnement annuel, pour se faire livrer chaque semaine un panier dont le contenu est décidé par les maraîchers en fonction de la production.  Les membres les plus motivés peuvent aussi donner un coup de main aux champs quelques jours par année. Une aide bienvenue pour nos trois agriculteurs. Mais c'est aussi une manière concrète de montrer au consommateur comment est produit le contenu de son panier.

Le business plan des paniers de légumes évolue

Les paniers de légumes répondent à une demande grandissante. Le consommateur veut savoir d'où viennent ses aliments et comment ils ont été produits. Mais les formules traditionnelles sont parfois jugées trop contraignantes. On ne veut pas toujours manger de la rave tout  l’hiver ou des concombres chaque semaine en été, sans avoir le choix de ce qu’on achète. Certains ont vu là une opportunité pour diversifier leur offre.

L'agriculture contractuelle de proximité. [RTS]C'est par exemple le cas de "La Belle Bleue". Cette entreprise propose des paniers standards, mais le client peut modifier le contenu moyennant quelques conditions. Plus question non plus d’aller travailler aux champs. « La Belle Bleue » ne produit d’ailleurs rien elle-même. Elle travaille avec des agriculteurs de la région et se charge de la partie logistique, en composant et distribuant les paniers. Pour ce faire, l'entreprise a dû innover en développant un système informatique performant. Les membres peuvent modifier leur panier d‘un simple clic de souris sur le site internet.

Le contenu s’est aussi fortement diversifié. On peut se fournir en viande, en laitages, et même en cosmétiques ou en produits de nettoyage. L'entreprise garantit des produits "sélectionnés par rapport à des critères de consommation juste, qui respectent l’ensemble des acteurs, l’environnement, les producteurs, les employés et les consommateurs", selon les mots de son fondateur Michaël Dusong.

Les paniers de légumes: Le test

Pour réaliser ce test, ABE a sélectionné onze offres de paniers aux quatre coins de la Suisse romande. Leur contenu a été confié pour évaluation au Service vaudois de la consommation. L’exercice a été répété trois semaines de suite pour chaque fournisseur, afin de pondérer les baisses accidentelles de qualité, toujours possibles avec un produit aussi dépendant des conditions météo.

Retrouver les résultats de notre test > Les paniers de légumes: Le test 

Légumes: plus chers en paniers ou en grande surface?

Pour connaître les prix courants du marché, nous sommes allés sur le site de l’Office fédéral de l’agriculture, Nous y avons trouvé un « Bulletin hebdomadaire des fruits et légumes ». Le prix moyen des différentes variétés y est calculé chaque semaine, d’après les tarifs pratiqués dans la grande distribution.  Pour le bio, il existe un bulletin spécifique, mensuel celui-là. Nous avons donc comparé le prix de chacun de nos paniers avec ce que coûterait très exactement le même contenu, acheté la même semaine en grande surface.

Il est évident que les modes de production et les variétés proposées ne sont pas toujours exactement les mêmes dans la grande distribution et dans les paniers. Pourtant le résultat de notre test comparatif est net : 9 paniers sur 11 se sont révélés moins chers que la moyenne des prix en grande surface !

Bastien von Wyss, recherchiste RTS, précise encore que « pour les produits bio, c’est encore un petit peu plus net, puisque tous les paniers bio analysés sont moins chers que si on achetait les mêmes produits bio dans des supermarchés, selon les prix du bio relevés par l’Office fédéral de l’agriculture. »

Les moins chers [RTS]Dans le détail, cinq producteurs étaient entre 30 et 50 % moins chers que le prix moyen en grande surface. Pour l’un d’eux, le secret, c’est la vente directe et l’engagement du client sur toute une saison : « Le paiement se fait à l’avance, et il y a moins de pertes en production. On peut calculer ce qu’on doit planter. On a beaucoup moins de déchets. Et puis nous sommes producteurs et vendeurs. Ce qui fait qu’il n’y a pas d’intermédiaire. »

10 à 30% moins chers [RTS]Quatre autres producteurs étaient entre 10 et 30 % meilleur marché que les prix courants en grande surface. Enfin, les deux derniers étaient plus chers, d’environ 7 % par rapport à la grande distribution. L’un d’eux invoque la qualité de ses légumes, produits en Suisse dans des conditions éthiques, et son service personnalisé qui offre beaucoup de souplesse au consommateur. Un avantage qui se paie.

Notre rubrique: un abonnement pas si général

Plus de 440'000 personnes détiennent un abonnement général en Suisse. Un abonnement qui couvre de nombreux moyens de transports, le train, le bus et même le bateau. Mais voilà, sur certaines lignes, l'AG ne suffit pas et il peut être demandé un supplément. C'est l'aventure désagréable arrivée à Christophe Blanc, un étudiant en photographie qui aime parcourir la Suisse.

Ainsi, lors d’une virée à la Grande Dixence, il a dû acheter un Alpine Ticket pour aller jusqu’au barrage valaisan, à savoir payer un supplément de 10 francs (aller-retour) pour la portion du tronçon entre le village de Mâche et le barrage valaisan. C'est que le système de transports publics régionaux en Suisse est complexe. Le rayon de validité de l'AG couvre toutes les lignes considérées comme étant un service public et  à ce titre subventionnées par la Confédération et les cantons. Ces lignes sont établies en fonction des besoins de base des habitants. D'autres zones, moins habitées, sont considérées comme touristiques. Là, les 120 sociétés concessionnaires ont le droit de faire payer des taxes supplémentaires aux voyageurs. Une situation normale, puisque ces tronçons ne sont pas subventionnés. Mais ce qui surprend le plus Christophe dans cette affaire, c'est le manque d'informations pour les détenteurs d'abonnements qui se sentent piégés dans pareilles situations…

Si vous appelez Rail Service,  le numéro des CFF pour obtenir des renseignements, rappelez-vous qu'il s'agit d'un numéro surtaxé! Cela dit, une bonne nouvelle, la compagnie Car Postal a décidé de  supprimer cet Alpine Ticket sur les lignes qu’elle assure à partir de la saison estivale 2015. Il reste à savoir si les autres compagnies s’aligneront sur cette décision et si les unes et les autres ne répercuteront pas ce manque à gagner sur le prix des billets pour ceux qui n’ont pas d’abonnement général. Une affaire à suivre….

Le Guichet d'On en parle <br> La 1ère

Posez vos questions sur l’agriculture contractuelle de proximité et le marché des légumes en général.


Rendez-vous sur rts.ch/guichet, sur les réseaux sociaux ou en direct dès 8h30 heures, en appelant le numéro gratuit "0800 108 208".

Bonus de l'émission

Paniers de légumes: une proximité à quel prix?

Jacques Blondin, directeur de l'Union maraîchère genevoise répond aux questions de "On en parle" sur les résultats de notre test.

Les paniers de légumes traditionnels

La philosophie de ces offres était au départ de contourner la grande distribution, en offrant directement au consommateur des produits de sa région, cultivés dans le respect de l'environnement et des agriculteurs. A Genève, les "Potagers de Gaïa" ont vu le jour en 2007. Trois amis y exploitent deux hectares de terres maraîchères en suivant les préceptes de la « biodynamie ». Une méthode de culture qui bannit les produits chimiques et calque ses rythmes sur le calendrier lunaire.

Les paniers de légumes traditionnels [RTS]

Le business plan des paniers de légumes évolue

Les paniers de légumes répondent à une demande grandissante. Le consommateur veut savoir d'où viennent ses aliments et comment ils ont été produits. Mais les formules traditionnelles sont parfois jugées trop contraignantes. On ne veut pas toujours manger de la rave tout l’hiver ou des concombres chaque semaine en été, sans avoir le choix de ce qu’on achète. Certains ont vu là une opportunité pour diversifier leur offre.

Le business plan des paniers de légumes évolue [RTS]

Les paniers de légumes: Le test

Pour réaliser ce test, ABE a sélectionné onze offres de paniers aux quatre coins de la Suisse romande. Leur contenu a été confié pour évaluation au Service vaudois de la consommation. L’exercice a été répété trois semaines de suite pour chaque fournisseur, afin de pondérer les baisses accidentelles de qualité, toujours possibles avec un produit aussi dépendant des conditions météo.

Les paniers de légumes: Le test [RTS]

Légumes: plus chers en paniers ou en grande surface?

Pour connaître les prix courants du marché, nous sommes allés sur le site de l’Office fédéral de l’agriculture, Nous y avons trouvé un « Bulletin hebdomadaire des fruits et légumes ». Le prix moyen des différentes variétés y est calculé chaque semaine, d’après les tarifs pratiqués dans la grande distribution. Pour le bio, il existe un bulletin spécifique, mensuel celui-là. Nous avons donc comparé le prix de chacun de nos paniers avec ce que coûterait très exactement le même contenu, acheté la même semaine en grande surface.

Légumes: plus chers en paniers ou en grande surface? [RTS]

Notre rubrique: un abonnement pas si général

Plus de 440'000 personnes détiennent un abonnement général en Suisse. Un abonnement qui couvre de nombreux moyens de transports, le train, le bus et même le bateau. Mais voilà, sur certaines lignes, l'AG ne suffit pas et il peut être demandé un supplément. C'est l'aventure désagréable arrivée à Christophe Blanc, un étudiant en photographie qui aime parcourir la Suisse.