A Bon Entendeur

L'émission du 14 mars 2006
Au nom de la rose

Le marché international de la rose est en pleine expansion. Les
Suisses sont les plus gros consommateurs de fleurs au monde par
tête d'habitant! Petit pays d'Amérique latine, l'Equateur est
pourtant un gros producteur de roses. Les roses n'y poussent pas
dans des champs couverts de rosée matinale, comme on l'imaginerait,
mais bien dans des serres. Les conditions de production ne sont pas
idylliques et, pour les faire pousser, les ouvriers et ouvrières
paient le prix fort, leurs enfants aussi d'ailleurs. Au pays des
plantations de roses, nos confrères tessinois de l'émission Falò
ont mené l'enquête.


Tout n'est pas rose au pays des roses


Au nom de la rose Cayambe, à deux heures de la
capitale Quito. Sur ce haut plateau andin, des serres à perte de
vue, pour la culture de fleurs, de roses surtout. Des serres qui
ont peu à peu remplacé les cultures vivrières. En Equateur, la
floriculture est devenue en peu d'années le troisième produit
d'exportation du pays, après le pétrole et les bananes et devant le
cacao. Et les roses équatoriennes sont considérées comme les plus
belles du monde.





William Barba, ingénieur agronome dans la plantation Ponte Tresa :
« Les roses de l'Equateur sont magnifiques à cause des
conditions climatiques de la région. En particulier, l'altitude, vu
qu'on se trouve à 2800 mètres au-dessus du niveau de la mer. Les
conditions de luminosité et de température sont idéales. Ce qui
fait que les tiges sont plus longues, les boutons plus grands et
les couleurs particulièrement vives. Ces rosiers peuvent produire
continuellement des roses pendant 8 à 10 ans. Mais, à cause de la
demande du marché, on doit changer de variété tous les 2 à 4
ans
».


Au nom de la rose Mais, pour obtenir des roses aussi
parfaites et pour garantir que chaque plant produise en continu des
roses, la nature aussi généreuse soit-elle, ne suffit pas. D'où une
utilisation intensive de produits chimiques.





Patricio Ortiz, médecin et toxicologue équatorien : « Les
organophosphorés et les pesticides ont été utilisés comme arme
chimique pendant la guerre de Corée et au Vietnam. Quand on s'est
rendu compte que ces armes chimiques étaient aussi efficaces pour
combattre différents types de maladies des plantes, on a commencé à
les utiliser dans l'agriculture. Le problème, c'est que ces
produits chimiques ont un effet grave sur tous les systèmes de
l'organisme humain.
»


Au nom de la rose Dans cette plantation certifiée Max
Havelaar, on prend certaines précautions lors de l'utilisation des
pesticides. William Barba : « Il y a des pesticides hautement
toxiques interdits, mais on ne les utilise pas dans notre
plantation. Le traitement dans les serres est effectué à partir de
4 heures du matin quand les travailleurs sont encore chez eux. Les
employés qui font l'épandage par vaporisation ont tout l'équipement
de protection nécessaire. Et, à la fin de l'épandage, on aménage
l'horaire de 6h à 10h. Les employés travaillent au maximum 30 jours
aux travaux d'épandage. Après, ils passent à d'autres tâches pour 4
mois.
»





Mais on peut quand même s'étonner de l'intensité des traitements
subis par ces roses labellisées "commerce équitable" et que
beaucoup de consommateurs croient écologiques. En Equateur, neuf
plantations sur dix n'ont pas de label. Elles ont refusé de nous
ouvrir leurs portes. Mais nous avons pu réunir quelques ouvriers
qui y travaillent au siège de Ledeca, une ONG locale qui s'occupe
de développement rural durable en zone indigène.


Au nom de la rose Segundo Sopalo : « Là où je
travaillais, on faisait l'épandage sans combinaison de protection,
sans masque et sans gants. Et puis l'odeur... Les vêtements
s'imprégnaient complètement de ces produits. Nous étions
complètement intoxiqués.
»





Juana Salcedo : « Pendant les travaux d'épandage, je me
mettais à beaucoup tousser, à avoir mal à la tête, des nausées, des
brûlures aux yeux et aux paupières.
»





Margarita Fonte : « Pour protéger notre santé, on devait se
couvrir la bouche et le nez avec nos habits.
»





Maria Quishpe : « J'ai des symptômes d'arthrite, mes mains
sont enflées et j'ai des fourmillements aux doigts. La nuit, je me
réveille et me sens engourdie. Ils me disent que c'est à cause des
produits chimiques.
»





Ce n'est pas avec des médicaments que l'on peut soigner ces
intoxications. La seule solution pour les ouvriers qui souffrent de
ces troubles, c'est de changer de métier.





Maria Quishpe: « Ils m'ont simplement dit que je devais
quitter l'entreprise, mais je ne peux pas démissionner car j'ai
besoin de travailler.
»





Juana Salcedo: « Un moment j'ai pensé à partir. Mais j'ai un
petit enfant qui va à l'école et je suis seule, car mon mari est
mort.
»


Au nom de la rose L'exposition aux pesticides a
également des effets désastreux sur les fœtus comme en témoignent
ces jeunes mères.





- Irma Quimbiamba : « Quand ma petite fille est née, je ne
savais pas qu'elle avait une maladie des yeux. Puis un ulcère s'est
développé et les médecins m'ont dit que c'était à cause des
épandages pulvérisés.
»





- Maribel : « Quand j'ai accouché, ma fille avait des taches
sur tout le corps, des vésicules comme si elle avait été brûlée.
Elle est restée ainsi pendant 15 jours. Par chance, elle a guéri.
Mais le médecin m'a dit que ça venait des pulvérisations dont je ne
m'étais pas protégée pendant la grossesse.
»





Patricio Ortiz, médecin et toxicologue équatorien : « Dans le
cas des deux fillettes qui sont nées avec des malformations
dermatologiques ou congénitales, c'est dû à l'action tératogène ou
toxique des pesticides. C'est scientifiquement tout à fait
prouvé.
»





L'utilisation sans contrôle de fongicides et de pesticides, y
compris parfois même de produits interdits mais importés
illégalement dans le pays, ne va pas sans graves conséquences sur
l'environnement. Pollution des sols et pollution de l'eau. Problème
également avec les restes de plastiques contaminés des serres
abandonnées. Au moins, dans les plantations certifiées, les
couvertures plastiques sont confiées à des spécialistes pour les
éliminer dans les règles.


Sous les pétales, la sueur


Au nom de la rose Ces problèmes ne sont pas
spécifiques à l'Equateur, on les retrouve dans d'autres pays
spécialisés dans la culture des roses, en Colombie et dans
certaines régions d'Afrique, par exemple. Dans certaines
plantations, les producteurs imposent des conditions de travail
extrêmement pénibles! Dans les plantations sous label de « commerce
équitable », comme Max Havelaar, les conditions sont moins
pénibles, quoique ce ne soit pas le paradis, Max Havelaar est aussi
soumis aux lois du marché.





Ponte Tresa est une des dix plantations d'Equateur qui exporte des
roses sous le label Max Havelaar. Elle s'est ainsi notamment
engagée à appliquer le système de prime du commerce équitable qui
représente 12% du prix à l'exportation des roses. Cette prime est
versée sur un compte géré par une commission mixte
ouvriers/direction. Elle permet de financer toutes sortes de
projets d'aide aux ouvriers et à leur communauté (micro-crédit,
bourses d'études, aide aux frais médicaux, cours d'informatique,
etc.). Pour être certifiée Max Havelaar, cette plantation doit
aussi respecter les droits des travailleurs.


Au nom de la rose Eugenia : « La manière de
traiter les ouvriers s'est beaucoup améliorée depuis qu'on a obtenu
le label Max Havelaar et FLP. La certification a instauré un
rapport plus juste et digne. On a progressé et aujourd'hui
l'entreprise est plus ouverte et on peut discuter chaque fois que
c'est nécessaire.
»





Ici, les 40 heures et le jour de congé par semaine sont respectés.
Et les heures supplémentaires sont bien payées au tarif double des
heures normales. Mais les employés n'ont congé qu'un dimanche sur
sept et le travail à la chaîne est stressant.





Eugenia : « Notre travail ne requiert pas tellement de force
physique. Mais c'est la constance des rythmes tout au long de la
journée qui nous met à rude épreuve. Parfois, on n'arrive pas à
tenir la cadence de 28-30 bouquets à l'heure. Et s'ils
s'aperçoivent que le rendement journalier diminue, alors arrivent
les rappels à l'ordre.
»





Les conditions de travail, même dans les fermes labellisées, sont
donc encore très dures. Comment justifie-t-on cela chez Max
Havelaar ?





Didier Deriaz Max Havelaar : « Moi ce que j'ai constaté, je
suis allé en Afrique, je ne suis pas allé en Amérique latine dans
des fermes floricoles, c'est que là les conditions de travail
étaient excellentes, il y avait des pauses syndicales, et que les
horaires n'étaient pas si draconiens que ça. Par contre, c'est vrai
aussi que les salaires ne sont pas toujours très élevés et que là
il y a tout un travail qui se fait. Mais encore une fois, le
commerce équitable, c'est un processus et tout le monde va vers
l'amélioration des conditions et vers un renforcement du système du
commerce équitable
. »


Au nom de la rose En Equateur, le salaire de base est
plus ou moins égal dans toutes les plantations floricoles : 1
dollar de l'heure. Ce qui fait la différence, à la fin en doublant
quasiment le salaire, ce sont les indemnités, les primes et la
nourriture. Mais souvent cela ne suffit quand même pas pour
vivre.





Eugenia : « Récemment, on a demandé une augmentation de 30%
qui aurait porté à 200 dollars le salaire de base de chaque
travailleur. Le directeur s'est mis en colère. Nous insisterons
l'an prochain parce que nous avons besoin d'une augmentation de
salaire.
»





Patrice Cerini, propriétaire de la plantation Ponte Tresa : «
Nous essayons toujours d'améliorer les conditions pour nos
ouvriers. Mais vous devez savoir aussi que nous consentons à de
gros investissements dans la société. Nous devons renouveler les
rosiers. Et les prix des fleurs sont tombés durant les dernières
années. Enfin, nous sommes une entreprise qui a pris des risques
pour investir en Equateur et en Colombie et nous devons en retirer
un dividende.
»





Didier Deriaz, Max Havelaar : « Il est vrai que dans le
commerce des fleurs, les roses, c'est un peu un produit de luxe,
c'est un produit pour l'Occident. Donc, je pense qu'effectivement
nous sommes dans un produit un peu limite par rapport à l'idée de
commerce équitable. Mais nous ne créons pas encore une fois un
nouveau besoin, nous grignotons sur un marché existant et nous
améliorons grâce à la prime du commerce équitable les conditions de
travail, les conditions de vie des ouvrières et des ouvriers de ces
plantations
. »


Au nom de la rose Il est vrai que les conditions de
travail dans les plantations non certifiées sont autrement plus
dures :





Felisa : « Dans l'entreprise où je travaille, les surveillants
nous insultent et donnent des coups de pied à ceux qui ne font pas
bien les choses.
»





Carmen : « Je travaillais dans une hacienda où j'ai été
licenciée parce que j'étais tombée enceinte.
»





Manuel : « Ils surveillent comment je fais le travail. Si tu
n'as pas le rendement exigé, ils te chassent.
»





Lourdes : « Quand arrive la Saint-Valentin, c'est une période
plus dure pour nous. Ils disent : mesdames, pour quelques jours, il
vous faut oublier vos enfants et vos maris. Et nous devons
travailler jusqu'à deux ou trois heures du matin et reprendre à 7
heures du matin.
»





Manuel : « Je devais par exemple couper 200 roses à l'heure.
Si on n'y arrive pas, ils te donnent une amende ou bien t'obligent
à rester jusqu'à ce que tu aies fini.
»





Question : comment fonctionnait le système des amendes ?





Manuel : « Ça dépendait de la gravité du manque ou de l'erreur
commise. Les amendes allaient de 3 à 10 dollars.
»





Mais il y a encore pire, comme en témoigne Celinda, licenciée
après 15 ans de bons et loyaux services dans les serres d'une
entreprise non certifiée : « Ils m'ont dit que mon contrat
était échu et « merci, vous pouvez partir !». En réalité, le
véritable motif est que nous avions formé un syndicat après tous
ces abus. Pour cette raison, ils m'ont licenciée, ils ont licencié
tous ceux qui s'étaient organisés syndicalement. Les abus, c'était
qu'ils ne payaient pas toutes les heures travaillées, la nourriture
était mauvaise, ils n'étaient jamais contents de la manière dont on
sélectionnait les roses, ils nous demandaient de commencer avant
l'heure et de partir après l'horaire prévu. Mais chacun de nous
travaillait par nécessité et non pour se faire maltraiter.

»


Au nom de la rose A plusieurs reprises, nous avons
essayé d'interviewer les responsables de la plantation. Sans
succès. Les portes sont restées closes et les responsables
inaccessibles.





Olga : « Bien sûr que nous voulons que nos roses soient
achetées. Nous en avons en quantité et de qualité. Elles procurent
du travail à de très nombreuses familles. Mais ce qui nous manque,
ce sont des conditions équitables. Ceux qui achètent nos roses
doivent exiger la qualité, ils doivent aussi savoir que les
conditions de travail dans les plantations sont souvent peu
respectueuses de notre dignité.
»


Des roses à quel prix ?


Au nom de la rose La rose d'Equateur, les producteurs
équatoriens l'ont vendue 50 centimes en moyenne. En arrivant à
Zurich, elle a déjà doublé de prix pour passer à 1 franc. Sachant
que vous l'achèterez entre 5 et 9 francs, le reste de la marge
revient à l'importateur, au grossiste et au fleuriste !





78% des fleurs sont vendues en Suisse par Migros et Coop. Si Coop
vend essentiellement des roses sous label Max Havelaar, du côté de
la Migros, 60% de ses roses importées d'Amérique Latine n'ont pas
label de commerce équitable.





[Interview de Guy Vibourel, directeur Migros Genève,
uniquement en vidéo.]






Vous avez peut-être la chance de pouvoir cultiver vos propres
rosiers, en jardinier amateur, et vous utilisez des produits
chimiques pour lutter ne serait-ce que contre les pucerons. Petit
sondage parmi les produits en vente libre en Suisse romande, à quel
point ces produits sont-ils toxiques pour vous ou pour
l'environnement ?


Produits de traitement, avis aux jardiniers amateurs


Dans le premier groupe, on trouve les fongicides classiques pour
lutter contre les maladies. Ils contiennent des produits de
synthèses :





- du pyrifénox et du difenoconazol pour Maag et MioPlant





- de la dodine et du penconazole pour Gesal.





Mais attention, n'utilisez surtout pas ces produits pour vos
salades, car ils pénètrent dans la plante !





Plus inquiétant encore, les insecticides à base de produits
chimiques :





- du pirimicarbe dans MioPlant Stop Pucerons et Maag contre les
pucerons





- du diazinon dans MioPlant traitement insecticide et Gesal
insecticide contre les parasites





- du dimethoate dans les pansements Maag.





Tous ces insecticides appartiennent à la famille des carbamates ou
à celle des organophosphorés. Ils sont neurotoxiques, c'est-à-dire
qu'ils attaquent le système nerveux des insectes. Sont-ils aussi
dangereux pour l'homme ?





François Zosso, Service du pharmacien cantonal Genève : « selon la
nouvelle loi sur les produits chimiques, ils ne nécessitent pas de
symbole de danger pour la santé. Par contre, même peu toxiques, ces
produits doivent être manipulés avec précaution. Il faut bien lire
l'étiquette et mettre des gants lors de la manipulation ».





Pour éviter le risque d'en respirer, l'arrosage est préférable à
la vaporisation. Pour éviter les surdosages, mieux vaut préférer
les produits vendus prêts à l'emploi. Enfin, quand on arrive à la
fin de ce genre de produit, avant de jeter l'emballage dans la
poubelle, il faut rincer la bouteille et utiliser cette eau de
rinçage encore pour traiter les plantes.


Au nom de la rose Dans le premier groupe, on trouve
les fongicides classiques pour lutter contre les maladies. Ils
contiennent des produits de synthèses :





- du pyrifénox et du difenoconazol pour Maag et MioPlant





- de la dodine et du penconazole pour Gesal.





Mais attention, n'utilisez surtout pas ces produits pour vos
salades, car ils pénètrent dans la plante !


Au nom de la rose Plus inquiétant encore, les
insecticides à base de produits chimiques :





- du pirimicarbe dans MioPlant Stop Pucerons et Maag contre les
pucerons





- du diazinon dans MioPlant traitement insecticide et Gesal
insecticide contre les parasites





- du dimethoate dans les pansements Maag.





Tous ces insecticides appartiennent à la famille des carbamates ou
à celle des organophosphorés. Ils sont neurotoxiques, c'est-à-dire
qu'ils attaquent le système nerveux des insectes. Sont-ils aussi
dangereux pour l'homme ?





François Zosso, Service du pharmacien cantonal Genève : «
Selon la nouvelle loi sur les produits chimiques, ils ne
nécessitent pas de symbole de danger pour la santé. Par contre,
même peu toxiques, ces produits doivent être manipulés avec
précaution. Il faut bien lire l'étiquette et mettre des gants lors
de la manipulation
. »





Pour éviter le risque d'en respirer, l'arrosage est préférable à
la vaporisation. Pour éviter les surdosages, mieux vaut préférer
les produits vendus prêts à l'emploi. Enfin, quand on arrive à la
fin de ce genre de produit, avant de jeter l'emballage dans la
poubelle, il faut rincer la bouteille et utiliser cette eau de
rinçage encore pour traiter les plantes.


Au nom de la rose Mais, si vous voulez éviter tout
risque tant pour vous que pour l'environnement, nous avons trouvé
toute une série de produits à base de substances naturelles :





- de l'huile de paraffine dans Promanal AF de Neudorff





- de l'huile de fenouil dans le fongicide Biocontrol de Coop
oecoplan





- de la lécithine dans le fongicide Bio-blatt de Neudorff





- et du sel potassium, c'est-à-dire du savon noir, dans
l'insecticide MioPlan Natura, l'insecticide biocontrol de Coop
oecoplan, dans l'insecticide bio de Gesal et dans l'insecticide
Neudosan de Neudorff.


12'000 roses sans pesticides


Au nom de la rose Tous ces produits à base de
substances naturelles sont efficaces à titre préventif. Les
jardiniers professionnels, acquis au principe de la lutte intégrée,
les utilisent. A Genève, par exemple, le Service des Espaces Verts
et de l'Environnement (SEVE) traite de cette manière les 12'000
rosiers de la roseraie du parc La Grange, entre autres.





Pour Yves Fessler, technicien horticole au SEVE, la lutte intégrée
se divise en deux phases : « La 1ère est une phase entièrement
biologique avec l'introduction de prédateur pour lutter contre les
ravageurs qui attaquent nos rosiers, alors que la deuxième phase
consiste à lutter contre les maladies. Nous utilisons des produits
compatibles avec ces mêmes auxiliaires que nous avons
introduits.
»





Le jardinier amateur peut s'inspirer de cette approche
respectueuse de l'environnement. Le rosier étant sensible aux
maladies, tout commence par choisir des variétés résistantes et
déterminer la dose d'engrais nécessaire.





« Les nouvelles variétés sont beaucoup plus résistantes aux
maladies. Nous pratiquons également des analyses de sol ce qui nous
permet de déterminer la dose précise d'engrais à apporter aux
rosiers. Un rosier bien nourri sera beaucoup plus apte à se
prémunir des maladies.
»


Au nom de la rose En début de saison, on commence
avec des traitements préventifs : « Nous introduisons des
insectes prédateurs à savoir, par exemple, des petites guêpes qui
luttent contre les pucerons, mais également des acariens prédateurs
des acariens nuisibles. La deuxième phase, c'est l'utilisation de
produits à base naturelle comme par exemple l'huile de fenouil,
l'argile, des extraits de prêle, de l'huile de colza ou de la
lécithine de soja pour lutter contre les maladies.





Un bon jardinier observe régulièrement ses plantes. En
juillet-août, et toujours en fonction des conditions
météorologiques, certaines maladies se développent de façon très
rapide. Là, il convient d'utiliser des produits de traitement,
sachant que l'utilisation de ces produits doit être bien réfléchie
puisqu'il faut qu'ils soient compatibles avec tous les auxiliaires
que nous avons introduits auparavant.





Dans un premier temps, on a tendance à croire que plus on applique
de produits, mieux cela sera, alors que ce n'est pas du tout le
cas, un surdosage peut avoir des effets très néfastes. Et je
conseillerais d'effectuer des traitements très localisés et
uniquement sur les parties atteintes.
»





Et ne traitez que quand cela est vraiment nécessaire !


Au nom de la rose « S'il y a quelques pucerons,
ce n'est pas bien grave, car souvent la nature reprend le dessus
avec les insectes qui viennent les manger naturellement
.
»





Enfin, pour lutter contre la mauvaise herbe, il ne faut évidemment
pas d'herbicide, mais un paillage à base de chanvre haché. Un
paillage qui permet de conserver une bonne humidité au sol, donc
d'arroser moins et d'économiser ainsi de l'eau.


Recherche chambre désespérément