- Brûlures gastriques : des médicaments pas si innocents - Pour en finir avec les douleurs chroniques

L'émission du 4 novembre 2015

Pour en finir avec les douleurs chroniques

La peur d'avoir mal ainsi que la douleur peuvent durablement s'inscrire dans notre cerveau. Des découvertes en orthopédie et de nouvelles approches dans le domaine de l'antalgie permettront d'aider des personnes victimes de pathologies très diverses.

Pour en finir avec les douleurs chroniques. [RTS]

On observe qu’après une chirurgie orthopédique, certaines personnes reprennent leurs activités et même le sport exactement comme avant. D’autres en revanche ne récupèrent pas bien alors même que le bilan clinique est normal. Une sorte d’appréhension s’installe et ils ne parviennent pas à refaire les gestes d’avant. Pourquoi ? La réponse est logée dans notre cerveau.  Une équipe de chercheurs genevois a conduit une recherche totalement inédite dans ce domaine. Françoise Ducret et  Ventura Samarra les ont rencontrés. Qu’il s’agisse de douleurs neuropathiques ou fibromyalgiques, il s’agit là aussi d’aller explorer les circuits de la douleur, de la mémoire et des émotions qui sont intimement liés dans notre cerveau. Là aussi, il s’agit de le rééduquer ! Cette enquête passionnante nous éclaire sur l’efficacité des nouveaux outils thérapeutiques.

Brûlures gastriques: des médicaments pas si innocents

Les comprimés contre les reflux gastriques sont parmi les 5 médicaments les plus vendus dans le monde. Les médecins les prescrivent à tour de bras, et les patients en redemandent. Et pour cause, on découvre aujourd’hui que ces pilules rendent accro!

Les comprimés contre les reflux gastriques sont parmi les 5 médicaments les plus vendus au monde. [Capture d'écran - RTS]

Les inhibiteurs de la pompe à protons, ou IPP, rendent bien des services, notamment aux personnes souffrant de reflux gastro-oesophagien. En diminuant l'acidité dans l'estomac, ils réduisent de nombreux risques pour la santé des malades. Car si l'estomac est naturellement protégé contre les sucs digestifs, ce n'est pas le cas de l'oesophage et de la bouche. Les agressions répétées sur ces tissus peuvent entraîner de nouvelles pathologies, voir le cancer. Revers de la médaille, les IPP, prescrites trop facilement, génèrent une dépendance. Elles sont connues pour provoquer ce qu’on appelle un effet rebond. Quand on arrête le traitement, les symptômes réapparaissent, souvent encore plus fort. Cela peut se produire également avec des patients qui n'avaient pas de problème de reflux avant le début du traitement. Les hôpitaux, qui prescrivent des IPP de manière parfois préventive prennent conscience du problème et cherchent des solutions pour se passer, lorsque c'est possible, de ces pilules "miracle".