- Les bébés du futur dorment dans l'azote liquide - Cigarettes électroniques : il est urgent d'attendre

L'émission du 16 octobre 2013

Cigarettes électroniques: il est urgent d’attendre

La cigarette électronique fait un véritable tabac en Europe avec plus de 7 millions d'utilisateurs et un marché évalué à 500 millions d'euros. Vapoter vaut-il mieux que fumer ? Les premières études scientifiques sont rassurantes, mais on ne peut pas exclure des effets toxiques à long terme.

La cigarette électronique peut-elle aider au sevrage des fumeurs? Et quels en sont les risques? Les études manquent encore pour l'heure. [RTS]

Le 9 octobre dernier, le Parlement européen a tranché : la cigarette électronique restera en vente libre et ne sera pas vendue comme médicament dans les pharmacies. Résultat : pas besoin d’études cliniques pour la mise sur le marché – contrairement à un médicament – et des règles de sécurité moindres.

La cigarette électronique est-elle inoffensive ou pas? [RTS]La Suisse va aussi devoir légiférer. Pour l’instant, les cigarettes électroniques avec nicotine sont interdites à la vente, mais les consommateurs peuvent acheter leur recharge de nicotine dans les boutiques à l’étranger ou sur internet.
La cigarette électronique représente peut-être un moyen de réduire les risques liés au tabagisme, qui fait 9'000 morts chaque année en Suisse. Mais il faudra encore des études pour évaluer la toxicité des liquides de remplissage. Le propylène-glycol et les arômes sont utilisés depuis longtemps par l’industrie alimentaire, mais on connaît mal les effets d’une inhalation régulière.

Les bébés du futur dorment dans l'azote liquide

Pour faire face à la baisse de la fertilité et aux grossesses toujours plus tardives, certains pays encouragent les techniques de préservation des ovules et des spermatozoïdes. La Suisse, elle, a opté pour des règles et des délais stricts, dénoncés par les patients et le corps médical.

L'azote liquide permet la préservation des ovules et des spermatozoïdes. [RTS]

Pollution, recul de l’âge de la maternité, les problèmes de fertilité affectent de nombreux couples qui recourent de plus en plus souvent à la procréation médicalement assistée (PMA). Des traitements lourds, douloureux et coûteux.

Un ovule est fécondé artificiellement [RTS]En Suisse, la loi sur la procréation médicalement assistée (LPMA) est en pleine révision et le peuple devra voter. Adoptée en 2001, elle est aujourd'hui dépassée et fixe des limites absurdes qui peuvent avoir un effet direct sur les chances de grossesse et la santé des femmes et des enfants.
Par exemple, un ovocyte ne peut être conservé que 5 ans, un temps jugé trop court par de nombreux parents. Passé ce délai, il doit être décongelé et détruit. La Suisse interdit aussi le don d’ovule et le diagnostic pré-implantatoire (DPI). Les parents avec des risques familiaux de maladie génétique doivent se rendre à l’étranger pour pratiquer une fécondation in vitro (FIV) avec DPI. Des obstacles dénoncés aussi bien par les patients que par le corps médical.