Les opérations de la presbytie

L'émission du 12 avril 2006

Peut-on se faire opérer de la presbytie ? A 50 ans, lorsque les bras sont devenus trop courts pour lire, une grande partie d'entre nous rêve de pouvoir se passer de lunettes de lecture. Aujourd'hui, certaines cliniques suisses proposent une chirurgie spécifique pour les presbytes. Mais que peut-on en attendre ?

Opération de la presbytie au laser
La presbytie n'est pas une maladie mais un phénomène de
vieillissement auquel personne n'échappe. A partir de 40-45 ans le
cristallin se rigidifie, ne permettant plus une accommodation pour
la vision de près. Certaines personnes qui ont, leur vie durant,
joui d'une excellente vue, vivent mal le fait de devoir porter des
lunettes. Soit parce que ces dernières sont encombrantes, soit
parce qu'elles soulignent l'âge qui avance.





Différentes techniques opératoires sont aujourd'hui proposées, par
laser, radiofréquence, ou implants de cristallin. Certaines
cliniques privées se sont lancées dans ce type d'interventions, car
le marché est très prometteur vu le nombre potentiel de
clients.

Par laser, il est possible de sculpter la cornée de manière
multifocale (les 2 yeux verront de près et de loin) ou de faire un
traitement de monovision (un œil voit de près et l'autre de
loin).





La radiofréquence permet de faire de toutes petites brûlures sur
la cornée, afin que celle-ci, en se rétractant, se bombe.





Enfin les implants se mettent soit devant, soit en remplacement du
cristallin.





Malheureusement pour l'instant aucune de ces techniques
chirurgicales n'est la panacée et il est illusoire de vouloir
retrouver la vision de ses 20 ans. Les chirurgiens ne sont pas
encore capables de restaurer la souplesse du cristallin, donc de
recréer une accommodation parfaite. Les solutions proposées ne sont
que des compromis. Certains peuvent s'en contenter, d'autres pas.
Tout est une question d'exigence en matière de vision.





Un reportage de Françoise Ducret et Gérard Louvin

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L'infertilité (1/3)

L'infertilité (1/3)

L'infertilité (2/3)

L'infertilité (2/3)

Interview Elisabeth Badinter (1/2)

Interview Elisabeth Badinter (1/2)

L'infertilité (3/3)

L'infertilité (3/3)

Interview Elisabeth Badinter (2/2)

Interview Elisabeth Badinter (2/2)

L'opération de la presbytie

L'opération de la presbytie

La fertilité est en danger : baisse de la fertilité
masculine

Pollution, baromètre, Burgener et chiens Au milieu
du siècle dernier, un homme possédait en moyenne 60 millions de
spermatozoïdes par millilitre. 20 ans plus tard, ce nombre tombait
mystérieusement à 40 millions. Depuis l'OMS a encore dû abaisser la
norme. Aujourd'hui, un spermiogramme est considéré comme dans la
moyenne si on peut y compter 20 millions de spermatozoïdes par
millilitres. Cette chute inquiétante continue partout dans le
monde. Plusieurs pays mènent la même la même recherche pour tenter
de comprendre. L'étude suisse est pilotée par un des meilleurs
spécialistes romand de la fertilité.

Pr Marc Germond, spécialiste en médecine de la
reproduction





Actuellement on se rend compte que probablement
l'environnement joue un rôle très important dans l'origine de ce
syndrome, pourquoi? parce que l'enfant, le bébé garçon a poussé
dans le ventre de sa mère et a été possiblement exposé à des
substances pendant la grossesse de sa mère qu'on appelle des
imposteurs endocriniens et ces substances pourraient avoir un effet
sur le développement des organes génitaux, du testicule et sur la
suite et la prévalence de la fertilité possiblement et sur le plus
grand nombre de cancers et de malformations génitales que l'on
observe surtout dans certaines régions du globe.

Le premier objectif de l'étude est de déterminer si il y a des
différences entre les régions. Est-ce que le problème est plus
important par exemple dans les zones qui concentrent beaucoup
d'industries polluantes ? Des premiers résultats intermédiaires
sont attendus pour 2007. En interrogeant également les mères des
volontaires, l'étude va tenter d'identifier les substances
auxquelles elles ont pu être exposées pendant leur grossesse. Il en
existe plus de 100 mille actuellement en circulation sur la
planète, dont 3000 vendues en très grande quantité. Chaque année,
environ 300 nouvelles formules chimiques sont autorisées en Europe.
On commence seulement à découvrir lesquelles miment les hormones et
trompent nos organismes.

Marc Germond





Je ne peux pas vous donner une liste exhaustive, mais je peux
vous donner dans l'environnement certains produits que l'on suppose
être dangereux, il y a les pesticides, les fongicides, il y a des
principes actifs que l'on trouve dans les plastiques qui sont là
pour diminuer l'inflammabilité des plastiques, il y a des philtres
UV qui ont été impliqués dans ces phénomènes.

Il n'existe pour l'instant aucun médicament capable d'augmenter
la production de spermatozoïdes. Heureusement l'absence de
spermatozoïde ne veut pas encore dire stérilité, il peut s'agir
d'un problème transitoire dû à la chaleur par exemple.

Marc Germond





Ça c'est clairement démontré oui, quelle que soit la source de
la chaleur, la fièvre, là il y a des études très élégantes qui ont
été faites sur la fièvre, la température, c'est pas pour rien du
reste que les testicules sont à l'extérieur du corps, c'est pour
être refroidis et avoir une sorte de thermorégulation naturelle.
Alors dans les facteurs qui peuvent être incriminés il y a les
bains chauds, vous me demandiez si les douches chaudes pouvaient
avoir un effet aussi , oui, quoique la douche est moins longue que
le bain à priori. Le fait de porter une source de chaleur proche
des testicules ça peut être un natel ou ça peut être.... il y a un
article américain assez amusant qui montre que le risque est
présent avec un ordinateur portable porté sur ses genoux, donc je
déconseille aux gens en âge de procréer de travailler avec leur
portable sur les genoux pendant un certain temps parce que ça
chauffe pas mal, il peut y avoir un risque potentiel en tout cas.
Il y a l'histoire que j'aime bien citer d'un restaurateur qui
arrive avec une absence totale de spermatozoïdes au niveau de son
sperme. L'histoire de ce patient démontre qu'il fait des grillades
deux fois par jour, pendant deux à trois heures devant un feu
ouvert qui est au niveau de son pelvis. Et le simple fait de lui
faire porter un tablier d'amiante permet de restaurer une
spermatogenèse, donc une fabrication de spermatozoïde
normale.

Le tabac aussi est très mauvais pour la fertilité. Chez la
fumeuse, il diminue de 40% les chances de grossesse et chez l'homme
de 27% par rapport aux non fumeurs. La consommation de cannabis et
d'autres drogues peut elle aussi diminuer la fertilité. Mais le
problème est réversible, comme avec la chaleur, en cessant de s'y
exposer, ce qui n'est pas le cas avec les polluants chimiques.

La fertilité est en danger : baisse de la fertilité
féminine

L'âge aussi est un facteur. Chez la femme, la fertilité baisse
après 35 ans. Chaque année qui passe rend plus ténue la chance
d'avoir un bébé. Or elles font des enfants de plus en plus tard. La
biologie n'a pas suivi l'évolution sociale. Aujourd'hui, une femme
de passé 40 ans est tout à fait en mesure d'avoir des enfants.
Souvent même elle se sent bien plus prête à 40 ans qu'à 20, mieux
dans sa tête, dans sa vie affective et professionnelle. Mais le
corps ne suit pas toujours les aspirations des couples. Concevoir
devient alors un problème. Le projet se transforme en urgence, en
obsession parfois, car l'horloge tourne. Autrefois une grossesse
était considérée comme tardive après 35 ans. On parle désormais
plutôt de 38 ans.

Dr Patrick Dupont, gynécologue





Actuellement, j'ai 55% des patientes qui ont 35 ans et plus.
Alors ce n'est pas forcément des premières grossesses bien que la
plupart soient des premières grosses et il est vrai que ce sont des
choses qui ont changé depuis le début de ma pratique il y a 12 ans.
Et on remarque aussi dans les études qui ont été faites en France
sur la péri-natalité, c'est qu'il y a eu une inversion, on a plus
de femmes de 30 à 40 ans qui accouchent actuellement que de femmes
de 25 à 30 ans et c'est une progression qui montre tous les 5 ans
une progression de l'age moyen de l'accouchement.






36,9°: Pour vous, c'est quoi la limite pour se lancer dans une
grossesse ?





La limite que la nature impose : la ménopause.

Une limite qui a pourtant été transgressée il y a plus de 10 ans
en Italie par un gynécologue qui a permis à une femme de 62 ans
d'avoir un enfant. Ces exemples extrêmes existent parce que la
technologie existe, même si au départ elle n'a pas été mise au
point pour ça. Le premier bébé-éprouvette a plus de 20 ans. Depuis
les possibilités ne font qu'augmenter, on est allé beaucoup plus
loin que la simple fécondation in vitro.

Les techniques de procération médicalement assistées en plein
essor

Les techniques de procréation médicalement assistée en plein essor En effet, si on n'a pas pour
l'instant de remède à la baisse de fertilité, on sait de mieux en
mieux comment donner quelques coups de pouce à la nature. On
parvient aujourd'hui à implanter un spermatozoïde directement dans
un ovule sous microscope. On aide également l'oeuf à éclore avant
l'implantation dans l'utérus de la femme, pour augmenter les
chances de grossesse. Les embryons surnuméraires sont congelés pour
d'autres essais, ou d'autres enfants.

On maîtrise très bien la congélation des spermatozoïdes ou des
embryons, mais pas encore celle des ovules. Une femme ne peut donc
pas pour l'instant disposer d'un stock d'ovocytes à elle. Mais de
nombreux laboratoires dans le monde travaillent à améliorer cette
technologie, car c'est un secteur très lucratif. Après la
ménopause, la femme ne produit plus d'ovules. Mais avec un don
d'embryon ou d'ovocyte, elle peut espérer une grossesse. Il faut
préciser que dans la plupart des pays européens comme la Suisse, la
France ou même l'Italie qui a durci ses règles depuis, le don
d'embryon ou d'ovule est interdit. En Suisse, cette interdiction
est même inscrite dans la Constitution. La question d'avoir un
enfant après la ménopause ne se pose donc pas.

Avoir un bébé après la ménopause

Avoir un bébé après la ménopause En
Roumanie, où le don d'ovule et d'embryon est autorisé, une femme de
67 ans a pu avoir un enfant. Cette performance, car c'est bien
d'une sorte de performance qu'il s'agit, s'est déroulée dans une
maternité de Bucarest, en Roumanie. Ecrivain, professeur de
littérature, Adriana Iliescu a pu devenir mère grâce aux techniques
de procréation médicalement assistée. Comme elle était ménopausée,
elle a dû subir un traitement hormonal pour restaurer un cycle
menstruel.

Adriana Iliescu





Moi j'ai très bien réagi à ce traitement. Il était étonné car
il avait pitié de moi, il se disait cette femme il faut la traiter,
on doit lui satisfaire ce désir, on ne peut pas la laisser comme ça
et elle se convaincra qu'elle ne peut pas avoir d'enfants. Mais moi
j'ai un caractère fort et des idées fortes et pendant 8 ans j'ai
fait le trajet Bucarest Timisoara, Timisoara Bucarest etc...
pendant 8 ans.

8 ans sans succès. Après plusieurs fausses couches, elle fera
une dernière tentative à Bucarest cette fois, dans le service du
Professeur Bogdan Marinescu.

Pr Bogdan Marinescu





C'est le traitement de routine contre la stérilité comme
partout ailleurs, sauf que là il a fallu un donneur de sperme,
puisqu'elle n'a pas de compagnon, et aussi une donneuse d'ovocyte
parce qu'à 66 ans il est impossible d'obtenir un ovocyte et que de
toute manière, passé un certain âge, le risque d'avoir un enfant
trisomique est bien trop élevé. Bien sûr, la plupart des femmes
souhaiteraient avoir leur enfant avec leur propre ovocyte. Ensuite
nous informons la femme sur les risques d'une stimulation et d'un
transfert d'embryon et le fait que le taux de réussite est très
bas, moins de 10% après 42 ou 43 ans.

Adriana Iliescu





Le Pr Marinescu a eu une bonne main et il a eu une grande
chance et moi aussi, on a eu une grande chance. Il m'a fait une
fécondation in vitro, j'ai été inséminée avec 3 embryons, j'ai reçu
3 embryons dans mon organisme. J'ai décidé de ne pas interrompre,
on peut interrompre un ou deux, Moi j'ai dit non je ne veux pas
interrompre, je veux avoir trois enfants si Dieu le
veut.






36,9° : les 3?





Elle: les trois! mais Dieu a décidé autrement, j'ai perdu un
enfant à 10 semaines, puis j'ai perdu ma petite fille à 7 mois, en
février, le 15 février. On a dû m'opérer le 16 février pour sauver
ma petite Eliza, c'est ainsi que j'ai une petite fille qui est très
jolie, qui est très en bonne santé et moi aussi je suis en bonne
santé... Elle est une enfant délicieuse. C'est toute ma vie cette
enfant, c'est toute ma vie, je n'ai que ça ma vie avec ma fille.
Mais ce sont des grands sacrifices pour avoir un enfant, pour
l'élever, pour son éducation. C'est pas de la générosité, c'est
l'instinct pur, on ne peut pas lutter contre l'instinct. Ce n'est
ni égoïste ni généreux, c'est l'instinct pur, on doit avoir un
enfant.

Reste qu'il s'agit d'une forme d'expérimentation humaine dans
des conditions discutables. A cet âge, le risque d'accident durant
la grossesse est plus fréquent et difficile à traiter. Un seul des
trois fœtus a survécu, et au prix d'une naissance prématurée.

Adriana Iliescu :





Moi je pense que je suis unique et je pense que ce serait très
difficile de faire une telle expérience parce que c'est un peu
sportif ce que j'ai fait, c'est un peu forcer les limites, un peu
risquer sa vie. Je pense que dans le futur c'est très probable pour
des femmes plus vieilles que moi d'avoir des enfants mais ce ne
sera pas un phénomène de masse.

Tout autour du globe, cette affaire a été critiquée, le médecin
jugé irresponsable d'avoir accédé au désir de cette femme et
d'avoir ainsi mis la vie de plusieurs êtres en danger.





Cette naissance a été possible parce que la Législation roumaine
est pour l'instant très peu contraignante. Elle a été possible
surtout parce que depuis 20 ans on ne cesse d'améliorer les
techniques de procréation médicalement assistée.





Quoi qu'on en pense, ces possibilités nouvelles de procréations
existent et avec elles il va falloir repenser le futur de
l'humanité, de la filiation et de la reproduction. Une femme peut
très bien porter un enfant qui n'a génétiquement rien à voir avec
elle.





Il y a encore peu de temps, il n'y a avait aucun doute sur la
mère. Aujourd'hui, en effet, un enfant peut avoir deux mères voire
même trois. Ça complique la question de l'origine. C'est un des
thèmes du numéro hors série de sciences humaines consacré aux
femmes.

Catherine Halpern, journaliste





Une femme stérile a souhaité avoir un enfant, a donc demandé à
une autre femme de lui faire don d'un ovocyte et qui a sollicité
encore une autre femme pour porter l'enfant. Donc ce sont des
problématiques très différentes et qui sont en même temps
passionnantes parce qu'elles obligent de se demander qu'est-ce qui
fait au fond la maternité, et même la maternité biologique.
Qu'est-ce qui fait que on est mère. Voilà.

36,9° : Et alors, juridiquement, comment on répond si, par
exemple, il y a un litige dans un cas comme ça?





Catherine Halpern





Alors c'est très compliqué et ça dépend du pays. On a par
exemple en Californie, c'est la mère qui a souhaité, qui a eu le
désir d'enfant qui est considérée comme la mère. Enfin il y a eu un
cas comme ça qui a été tranché. Donc ce n'était pas la mère qui
avait donné l'ovule, donc qui avait donné, comment dirais-je, le
matériaux génétique, ce n'était pas non plus la mère qui avait
porté l'enfant, mais voilà c'était simplement celle qui avait
désiré cet enfant qui s'est retrouvée mère. En France, c'est très
différent, il n'y a pas de mère porteuse, vous me disiez que
c'était pareil en Suisse, oui c'est interdit, c'est interdit, donc
la question est plutôt par rapport aux ovules. la mère est celle
qui a accouché l'enfant. C'est à dire qu'en France, on est mère par
le ventre, et pas forcément par les gênes.

Demain l'humain sur catalogue et dans un utérus artificiel

Demain l'humain sur catalogue et dans un utérus artificiel En fait, la très grande révolution,
qui a déjà eu lieu, a été de dissocier la maternité ovarienne de la
maternité utérine qui n'a jamais existé dans toute l'histoire de
l'humanité. Les bouleversements de la filiation, ces derniers sont
déjà en train d'être effectués maintenant du fait de la libération
de la condition féminine, elle-même conditionnée par toutes ces
techniques de procréation en laboratoire.

Avec ces techniques, les 5 premiers jours de la vie peuvent se
dérouler hors du corps de la femme avant l'implantation de
l'embryon dans l'utérus, et on est capable de sauver des prématurés
de 26 semaines grâce aux couveuses. En clair, le temps de la
gestation intra-utérine s'est rétréci. Et tout indique qu'à
l'avenir la technologie permettra de faire pousser des bébés
entièrement hors de l'utérus de la femme, dans une machine. Ce
n'est pas de la science-fiction, c'est l'avis de pas mal de
spécialistes parmi lesquels le biologiste-philosophe Henri Atlan,
auteur de l'utérus artificiel. Pour lui, les obstacles techniques
seront surmontés d'ici 50 à 100 ans.

Henri Atlan, médecin, biologiste et philosophe





Sur le plan technique, il n'y a pas d'obstacle fondamental
insurmontable, bien que ce soit très compliqué, raison pour
laquelle il faudra du temps et ça n'est pas encore pour demain.
Mais on peut concevoir que, compte tenu de l'accélération des
techniques, ces problèmes pourront être surmontés dans quelques
dizaines années.

36,9°: Comment vous imaginez cette société, cette société-là,
les problèmes de filiations etc..?





Et bien j'imagine la société actuelle, avec l'ensemble des
problèmes qui existent déjà concernant les modifications de la
filiation avec les familles recomposées, les familles
monoparentales, les familles homo parentales, tous ces problèmes-là
tels qu'il existent aujourd'hui et bien ne feront qu'être augmentés
et exacerbés. Il faudra bien s'y confronter, il faudra bien que les
sociétés décident du type d'organisations sociale et familiale et
d'organisation de la filiation elle-même.

36,9°: A votre avis est-ce que vous pensez que ce sera la phase
ultime de la marchandisation et que par exemple des société privées
deviennent propriétaire de bébés.





Mais tout ce que vous imaginez est déjà possible aujourd'hui,
des cliniques privées peuvent offrir et elles le font d'ailleurs,
pour fabriquer des bébés à la demande dans telle ou telle
circonstance plus ou moins fantasmatique en consultant des
catalogues alors même qu'il n'y a pas d'utérus artificiel.
Autrement dit si on veut résoudre ce genre de problèmes, c'est
aujourd'hui qu'il faut si atteler et pas attendre 50 ou 100
ans.

Qu'est-ce que ça implique de porter un enfant sans lui
transmettre ses gènes ? Est-ce que c'est un progrès? On a vu que
certaines femmes sont prêtes à tout pour porter un enfant, d'autres
au contraire sont ravies par l'idée d'Henri Atlan d'une matrice
mécanique. Elles rêvent de s'affranchir de la servitude de la
maternité. Si effectivement nous parvenons à fabriquer un utérus
mécanique, est-ce que cela réalisera l'égalité parfaite des
sexes?





Toutes ces questions, nous avons voulu les poser à Elisabeth
Badinter. La philosophe n'a pas peur des idées qui choquent, qui
remuent.

Un reportage d'Isabelle Moncada et Romain Guélat.

Livres

-"L'empire du ventre. Pour une autre histoire de la maternité"
de Marcela Iacub, Fayard, collection "Histoire de la pensée"





- "L'utérus artificiel" de Henri Atlan, Seuil, collection "La
librairie du XXIème siècle"





- "L'amour en plus. Histoire de l'amour maternel" de Elisabeth
BADINTER, Flammarion, collection "Champ"

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L'infertilité (1/3)

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L'infertilité (2/3)

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Interview Elisabeth Badinter (1/2)

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L'infertilité (3/3)

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Interview Elisabeth Badinter (2/2)

Interview Elisabeth Badinter (2/2)

L'opération de la presbytie

L'opération de la presbytie

Sa réflexion, nourrie par la philosophie des Lumières et les
idées de Simone de Beauvoir, réévalue la place de la femme dans la
société. Dans son dernier essai, Fausse Route, Elisabeth
Badinter critique la dérive des mouvements féministes. Pendant
trente ans, la philosophe a accompagné le combat militant du
Mouvement de Libération des Femmes (MLF), sans appartenir à aucune
de ses chapelles. En 1980, elle publie L'Amour en pluss
(Flammarion), où elle dynamite l'idée que l'instinct maternel est
inné. En 1986, dans L'un est l'autre (Odile Jacob), elle
ancre l'universalisme qui caractérise sa conception du féminisme.
Puis, dans Paroles d'hommes (POL, 1989), et XY, de
l'identité masculine
(Odile Jacob, 1992), elle souligne la
difficulté qu'il y a aussi parfois pour les mâles à affirmer leur
masculinité.

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L'infertilité (1/3)

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Interview Elisabeth Badinter (1/2)

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L'infertilité (3/3)

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Interview Elisabeth Badinter (2/2)

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L'opération de la presbytie

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