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L'émission du 15 mars 2006
Trop de cholestérol dans le sang ?

Ce reportage a obtenu le 2e prix de TELEFILMED 2006, Festival international des émissions médicales et des reportages médicaux télévisés d'Amiens.


Faire du sport ou passer sur le billard?

20 minutes de vélo par jour Interrogations aussi au sujet de l'utilité des angioplasties chez des gens qui ont une angine de poitrine stable. Depuis quelques années, ceux qui souffrent de plaques d'athérome obstruant leurs artères subissent une dilatation effectuée à l'aide d'un ballonnet puis une pose de stent. Or une récente étude pilote effectuée en Allemagne, qui vient d'être confirmée par une étude européenne multicentrique a démontré que mieux valait proposer à ces patients de faire du sport (20 minutes de vélo par jour et 60 minutes d'aérobic par semaine) que de passer sur le billard. Le sport freine, voire guérit la maladie, alors que le stent ne répare que localement. Le débat est brûlant car la cardiologie interventionnelle représente un business très lucratif pour le corps médical.


Les statines

Les statines sont aujourd'hui prescrites à plus de 9 pour-cent de la population suisse au-dessus de 40 ans. Et ce chiffre est en passe d'exploser car les normes à partir desquelles les médecins sont censés prescrire des statines baissent constamment. Si en 2003 les valeurs de référence se situaient à 3 millimoles par litre, elles ont aujourd'hui été abaissées à 2,6 millimoles. Ce qui était hier normal, ne l'est plus aujourd'hui.

Les statines ont fait leur preuve d'efficacité en prévention secondaire (après un infarctus) mais une partie du corps médical estime qu'en prévention primaire (avant un accident cardiaque) ces médicaments ne devraient être donnés que s'il y a plusieurs facteurs de risques associés (tabagisme, obésité, diabète, hypertension).


Trop de médicaments ?

Prescrit-on dès lors trop de médicaments à des gens qui n'en retireront pas forcément des bénéfices ? Le doute est permis lorsqu'on sait

a) que les industries pharmaceutiques sponsorisent une partie des études qui analysent l'efficacité des statines

b) que les experts qui édictent les guidelines sont souvent les conseillers scientifiques de ce mêmes industries pharmaceutiques et que

c) les médecins croulent sous des revues gratuites les incitant à prescrire.

L'adoption d'un régime de type méditerranéen, avec un apport significatif d'oméga 3, peut être une réelle alternative aux statines pour les personnes qui ne sont pas à trop haut risque.


Un reportage de Françoise Ducret et Gérard Louvin


Livres

- "The last well person : How to stay well depsite the health-care system" de Nortin M. Hadler M.D - McGill-Queen's University Press

(livre en anglais uniquement)

- "Le Pouvoir des oméga-3" du Dr Michel de Lorgeril et Patricia Salen, Editions Alpen

- "Le régime Oméga 3, le programme alimentaire pour sauver notre santé" de A. Simopoulos, J. Robinson, M. De Lorgeril et P. Salen,

EDP Sciences


Séance d'hypnose

Un retour en force

Un diplôme reconnu par la FMH, une pratique courante dans les
services de traitement de la douleur de nombreux hôpitaux, plus de
200 praticiens formés en Suisse romande, l'hypnose est en passe
d'entrer dans la boîte à outil des médecins du 21ème siècle.





Raisons de ce succès, le constat fait par un nombre croissant de
médecins que la science et la technique ne suffisent pas, à elles
seules, à appréhender la complexité d'un acte de soin. A
l'évidence, l'effet d'un médicament, par exemple, n'est pas
uniquement l'action d'une molécule, mais dépend aussi du contexte
relationnel, social et environnemental. Banalement, c'est ce qu'on
appelle l'effet placebo.





Or l'hypnose, à défaut d'apporter une explication à ces
phénomènes, fournit des outils intéressants pour aborder cette
dimension encore mystérieuse de la guérison.

Transformer la souffrance

Phénomène parfaitement naturel et accessible à chacun, l'état
d'hypnose permet une maîtrise particulière de nos perceptions. Avec
l'aide d'un thérapeute, il devient alors possible de modifier ce
que nous ressentons. Douleurs, phobies, addictions, sont autant de
souffrances sur lesquelles l'hypnose peut ainsi avoir prise.

Des indices dans le cerveau

hypnose Le
phénomène a longtemps échappé à toute tentative d'explication.
Pourtant, les progrès récents de l'imagerie médicale permettent de
lever peu à peu certains coins du mystère. Ainsi, les premières
observations effectuées à l'aide d'un IRM sur des sujets sous
hypnose attestent bel et bien de l'existence d'un état de transe.
Par ailleurs, l'observation des zones activées dans le cerveau,
suggère que loin de perdre la maîtrise de son corps, la personne
sous hypnose, serait au contraire en état d'hyper contrôle. Comme
si, en état de transe, l'activité imaginaire du cerveau était en
mesure de modifier de façon bien réelle, les perceptions vécues par
le corps.

Un reportage de Mario Fossati et Eric Bellot

A lire

- "Soigner par l'hypnose" de Gérard Salem et Eric Bonvin,
Editions Masson





- "L'hypnose qui soigne" du Dr Jean-Marc Benhaiem, Editions J.
Lyon