- Coma : cas de conscience - Stress, quand tu nous tiens !

L'émission du 8 février 2012

Stress, quand tu nous tiens!

Véritable fléau de la vie moderne, le stress est insidieux et souvent celui qui en souffre ne s'en rend compte que lorsqu'il a franchi la ligne rouge. Les dégâts du stress sur la santé peuvent être considérables et de longue durée.

Le philosophe Alexandre Jollien en pleine angoisse. [RTS]

Nous sommes équipés pour résister à des stress ponctuels. En revanche la permanence d’un environnement stressant dérègle de nombreux systèmes: il a par exemple des effets sur l’immunité, sur le sommeil, les secrétions hormonales et il accélère le vieillissement.


Un des enjeux de l’homme moderne mis sous pression est de trouver les moyens de minimiser l’impact de ce stress. Comment fait-on quand on passe trop de temps dans les transports, que l'on craint pour son emploi, que l'on se demande sans cesse comment finir le mois?  Pour soulager le mal être causé par le stress, on recoure aux mécanismes de compensation les plus faciles, ceux qui sont à portée de main: l’alcool, le tabac, les médicaments, mais aussi l’excès de sommeil ou de télévision voire l’isolement.


Le philosophe Alexandre Jollien conjure son stress en pratiquant le judo. [RTS]Ces comportements peuvent apporter un apaisement temporaire, mais ils ne règlent pas la question du stress. Au contraire, ils finissent pas devenir un problème supplémentaire. Il faut donc trouver des méthodes durables pour court-circuiter les mécanismes mortifères du stress.
Les médecins généralistes, qui sont aux première loges quand il s’agit de constater les dysfonctionnement de la société et l’impact sur la santé de la population se sentent souvent impuissant face aux situations que décrivent leurs patients. Les injustices sociales, la pression au rendement, la violence du monde du travail ne se règlent pas dans une consultation. En revanche, avec son médecin, on peut mettre en place des stratégies pour minimiser l’impact du stress sur la santé et sur l’esprit.


Un reportage de Raphaëlle Aellig et de Patrick Léger


Coma: cas de conscience

Après un coma certains patients récupèrent toutes leurs facultés, d’autres sont en mort cérébrale ou en état végétatif. Comment évaluer la gravité du coma ou décider de l'arrêt de soins? Un réel défi pour le corps médical.

Dans le coma depuis août 2008, Giuseppe a été victime à 18 ans d'un grave traumatisme crânien. [Gérard Louvin - RTS]

Depuis plusieurs années, les chercheurs en neurosciences tente d’innover pour trouver de nouveaux moyens de communication avec les malades comateux. Il s’agit de détecter l’existence d’une vie mentale consciente en s’affranchissant des limites des examens et des tests classiques. Comment distinguer un coma profond, c’est à dire un état végétatif d’un état de conscience minimal?


Giuseppe est dans un coma dit de conscience minimale. [Gérard Louvin - RTS]Le défi c’est d’évaluer très tôt la qualité de vie future du patient pour déterminer s’il y a lieu ou non de se battre. Ces décisions se prennent notamment grâce à une échelle d'évaluation de la conscience, établie sur la base d’une trentaine de tests. Les enjeux sont immenses. Garder espoir, c’est prendre le risque d’infliger artificiellement une qualité de vie inacceptable à un patient. Il y a des situations qui ne laissent que peu de doutes: si le cerveau a manqué d’oxygène, par exemple à cause d’un arrêt cardiaque, il est entièrement endommagé et les chances de récupérations sont quasi nulles.
Dans le cas des traumatismes crâniens, les choses sont différentes. Il se peut qu’une partie du cerveau soit indemne ou récupère de ses lésions, en particuliers s'il s’agit de victimes jeunes, l’âge étant un facteur positif pour le pronostic. Difficile dès lors pour les familles et les équipes soignantes de ne pas s’accrocher à ces exemples connus de réveils inattendus où le patient retrouve ses facultés, même après des années de coma.


Un reportage de Françoise Ducret et de Gérard Louvin