- Vivre encore, le temps de la mort - Malades de plaisir

L'émission du 11 janvier 2012

Vivre encore, le temps de la mort

Ni acharnement thérapeutique, ni assistance au suicide, la médecine palliative est encore mal connue des patients comme des soignants. Pourtant, sans chercher à prolonger la vie à tout prix, cette approche soigne et permet de soulager les malades, jusqu’à leur dernier souffle.

La manière d'aborder la fin de vie dépend toujours de la culture dominante dans une société.

Lorsqu'on évoque la fin de vie, souvent c'est comme s'il n'existait que deux alternatives dignes et acceptables. S'en aller paisiblement de mort naturelle ou recourir au suicide assisté. Le reste, ne serait qu'une zone de souffrance, hantée par le spectre de l'acharnement thérapeutique.

Neuf personnes sur dix meurent dans un établissement médical.La réalité est toute autre. En Suisse, neuf personnes sur dix décèdent au terme d'un processus de soins, généralement dans un hôpital ou un établissement médicalisé. Pour cette dernière étape, le patient bénéficie de plus en plus souvent d'une médecine spécifique. On appelle cela les soins palliatifs, une médecine qui soigne et soulage sans chercher a prolonger la vie à n'importe quel prix. Une médecine qui se développe et dont l'objectif et de garder la vie comme principale préoccupation.
La manière d'aborder la fin de vie dépend toujours de la culture dominante dans une société. Dans la civilisation occidentale moderne, la question de la mort a été largement déléguée à la médecine. Le problème est que rien, dans la formation ne prépare vraiment les soignants à y faire face. La médecine scientifique est là pour guérir. Les mourants représentent par conséquent un échec. La peur de la mort n'affecte pas seulement les patients et leurs proches, elle habite aussi les soignants.

Un reportage d'Eric Bellot et Mario Fossati

Bonus de l'émission

Un Espace pour mourir (20h-21h)

S'il y a une chose qui nous réunit tous, c'est bien la mort. Et selon les spécialistes de la médecine palliative, il n'y a pas de mort idéale.

A Lausanne ou Marseille, la médecine palliative, c’est d’abord le souci d’une certaine qualité de la vie restante.
Le labo du 26 octobre 2014

Malades de plaisir

On les avait presque oubliées, pourtant depuis quelques années, les Infections Sexuellement Transmissibles sont de retour. Deux raisons majeures à cela: notre méconnaissance de ces infections, d'autant plus difficiles à identifier qu'elles sont souvent asymptomatiques, et le relâchement marqué de l'utilisation du préservatif dans certains groupes de population. Conséquence: le nombre de cas de syphilis, d'herpès ou de chlamydia est en forte augmentation.

Une IST peut rester de nombreuses années à l'état latent. [RTS]

Trente ans déjà que l’épidémie de SIDA court dans la population  mondiale. Trente années, durant lesquelles, face à l’urgence de la situation, on en avait presque oublié l'existence des autres maladies sexuellement transmissibles. Ces MST – aujourd’hui on préfère parler d’IST, pour infection sexuellement transmissibles – seraient en augmentation.

Une IST peut rester de nombreuses années à l'état latent. [RTS]Un risque pour la santé mais aussi pour la fertilité. Dans ce domaine, les statistiques sont imprécises, mais il existe un faisceau d’indices qui accroît l'inquiétude dans différents milieux, notamment celui de la communauté gay.
Le problème est particulièrement aigu lorsqu’il s’agit de la clientèle des prostituées. La aussi, après des décennies sous le signe du latex, les barrières apparaissent toujours plus fragiles.
Attraper une IST n’est pas une affaire de morale, mais de probabilité. Plus le pourcentage de personnes infectées dans une population est important, plus le risque est grand d’être contaminé en cas de rapport non protégé. La morale intervient, quant à elle, face à la difficulté d’annoncer à sa ou son partenaire que l’on infecté. Même si on peut être porteur d’une IST de nombreuses années sans en être conscient, ce n’est jamais agréable d’avoir à le dire. Au sein d’un couple, le sujet est plutôt délicat.

Un reportage de Michel Cerutti et Ventura Samarra

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